Appel de Mme Leuthard à Durban en faveur d’un régime climatique réaliste

Berne, Communiqué de presse, 08.12.2011

Lors de la Conférence des Nations Unies sur le climat à Durban, la Conseillère fédérale Doris Leuthard a rappelé l’importance d’un engagement de tous les principaux émetteurs à réduire leurs rejets de gaz à effet de serre. A cette occasion, elle a rencontré plusieurs ministres de l’environnement européens, africains et asiatiques.

Dans son discours tenu le 8 décembre 2011 à la Conférence des Nations Unies sur le climat à Durban (Afrique du Sud), la Conseillère fédérale Doris Leuthard a enjoint la communauté internationale de prendre en compte la réalité actuelle dans la recherche de solutions aux problèmes climatiques. «Le régime actuel, fondé sur une distinction simpliste entre pays développés avec leurs obligations spécifiques et pays en développement exemptés de telles obligations, ne constitue pas une solution pour relever les défis actuels», a précisé la cheffe du DETEC.

A l'heure actuelle, moins de 45% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde proviennent des pays industrialisés. «Aujourd'hui, de nombreux pays en développement ont des émissions par habitant plus élevées que les pays développés. Le nouveau régime devra tenir compte de ces réalités.». C'est pourquoi la Suisse plaide en faveur d'un accord global qui soit juridiquement contraignant et qui englobe tous les principaux émetteurs de gaz à effet de serre, basé sur le principe des responsabilités communes mais différenciées et des capacités respectives.

L'élaboration d'un régime climatique global est un travail de longue haleine, selon Mme Leuthard, qui précise que «Néanmoins, c'est ici et maintenant à Durban que nous devons en jeter les bases. Nous devons convenir d'un seul instrument, global, efficace et juridiquement contraignant qui devra être en place d'ici 2020». A Durban, il faut convenir de la négociation d'un tel instrument et d'une feuille de route qui guidera le processus tout au long de la phase d'élaboration jusqu'à la phase de finalisation. La Suisse entend poursuivre sa politique nationale ambitieuse de réduction des émissions de gaz à effet de serre et renforcer ses engagements internationaux dans le cadre d'un après-Kyoto «si tous les grands émetteurs acceptent des engagements ambitieux proportionnellement à leurs capacités», a conclu Mme Leuthard.

Rencontre des ministres de l'environnement européens, africains et asiatiques

Mme Leuthard a rencontré notamment à Durban ses homologues allemand (M. Norbert Röttgen), norvégien (M. Erik Solheim), indonésien (M. Rachmat Witolear), néo-zélandais (M. Tim Groser) et sud-coréen (Mme Young Sook Yoo). Les discussions ont porté sur les défis et les obstacles qui entravent la conclusion d'un accord climatique global et contraignant. La Conseillère fédérale s'est également entretenue avec le Prince Albert de Monaco, dont l'Etat, avec la Suisse, le Mexique, la Corée du Sud et le Liechtenstein forme le groupe de négociation de l'intégrité environnementale (Environment Integrity Group). Dans le cadre d'une réunion de la Francophonie, la Conseillère fédérale a par ailleurs rencontré plusieurs ministres africains.


Informations complémentaires

Discours de la Conseillère fédérale Doris Leuthard
Focus de l'OFEV: 17e Conférence des Nations Unies sur le climat à Durban
Dossier du DETEC: Le sommet climatique des Nations Unies à Durban


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