Réduction de risques de catastrophes naturelles dans le Sud et le Sud-est d’Haïti


En Haïti, les catastrophes répétées détruisent les actifs des populations, les infrastructures économiques et provoquent des pertes en vies humaines. Elles freinent la croissance et le développement. Le projet vise à réduire les risques naturels via le transfert de compétences aux acteurs locaux, la sensibilisation des populations et la création de conditions favorables à la planification/réalisation des mesures de réduction de risques qui protègent les personnes vulnérables de certaines communes du Sud et du Sud-est, 2 des départements les plus à risques.

Pays/région Thème Période Budget
Haïti
Changement climatique & environnement
Governance
Aide humanitaire & RRC

Réduction des risques de catastrophes
Décentralisation
Efficacité humanitaire
01.09.2018 - 31.08.2022
CHF 2'285'482
Contexte Haïti fait face de façon répétée aux catastrophes naturelles qui entrainent d’importants pertes et dommages humains et économiques. Dans le contexte haïtien à faible croissance économique, ces évènements amenuisent les efforts de développement et aggravent la vulnérabilité des populations rurales et urbaines surtout les plus pauvres. Les efforts déployés ont permis surtout d’améliorer la préparation et la réponse mais très faiblement la prévention basée sur la valorisation des compétences techniques et un portage par les acteurs locaux. Les actions entreprises sont peu appropriées, effectives et durables. Le 6.8.2013, l’AH a approuvé une entrée en matière (EM), ensuite annulée, qui l’engage dans la réduction des risques avec valorisation des acquis des projets de reconstruction post séisme 2010.
Objectifs Dans les zones d’intervention, des mesures de prévention et de préparation adaptées protègent les populations, spécialement les plus vulnérables, des pertes de vies humaines et de l’endommagement ou destruction de leurs systèmes de subsistance et infrastructures de base.
Groupes cibles
  • Au niveau communautaire, la formation de 60 maîtres d’écoles (cible : 55% femmes), la protection de 1750 familles/8'750 personnes (cible : 50% femmes) dans au moins 2 à 3 sections communales par la construction d’ouvrages de réduction des risques, la formation de 1’250 propriétaires et artisans locaux (cible : 40% femmes) sur les bonnes pratiques de construction et la sensibilisation de 19'000 personnes dont 9'000 écoliers-ères (cible : 50% femmes).
  • Au niveau municipal, le renforcement des capacités de 6 municipalités (élus et cadres techniques), 100 techniciens et cadres (cible : 40% femmes) des mairies, d’institutions déconcentrées et d’organisations de la société civile. Dans le Sud, une ouverture des activités de formation et sensibilisation sera aussi faite aux 4 municipalités de non concentration du 7F-09905.01 (PARHAFS).
  • Au niveau national, 4 institutions techniques (CNIGS, LNBTP, CNSA, BME) pour la formation des professionnels et l’ancrage des outils et méthodes développés. L’appui en formation aux 23 professionnels nationaux déjà formés (atteint : 22% femmes), et à au moins 60 autres (cible :  35 % femmes) via la formation continue y compris ceux du secteur privé.
Effets à moyen terme
  1. Les populations (individus, familles et communautés) des zones d’intervention connaissent les « risques naturels » de leur territoire et participent activement à leur réduction par des mesures de préparation et de prévention.
  2. Les capacités locales sont renforcées et des processus sont institutionnalisés pour une gestion locale intégrée des risques et désastres.
  3. Les capacités nationales à générer des outils d’analyse et de gestion des risques naturels utiles au niveau local sont améliorées.
Résultats

Principaux résultats attendus:  

1.1 : La population scolaire connait les risques auxquels elle est exposée et adopte des comportements appropriés en cas de catastrophe ;

1.2 : Dans les zones d’intervention, les populations ont acquis des connaissances objectives sur les risques et les mesures possibles de réduction.

1.3 : Des mesures de réduction des risques sont réalisées dans les zones d’intervention ;

2.1 : Des municipalités ont développé un processus opérationnel de gestion des constructions

2.2 : Des municipalités formulent et gèrent des projets de réduction des risques

2.3 : Des municipalités installent des structures de systèmes d’alerte rapide et de gestion des urgences et organisent des exercices publics périodiques de sensibilisation

3.1 : Les institutions partenaires du processus assurent l’offre de formation continue en analyse et gestion des risques naturels sur une base régulière

3.2 : Les professionnels nationaux sont connus et sollicités pour le développement et la mise en œuvre des plans et des outils d’analyse et de gestion des risques sur base des méthodes et outils développés et diffusés

3.3 : De nouvelles études sont réalisées et viennent compléter les guides d’application et la formation des professionnels nationaux


Principaux résultats antérieurs:  

  • Au niveau local, la commune de Jacmel détient des données pour la prise de décision et la planification de mesures de réduction de risques (RR) affectant son territoire et des bases pour contrôler les nouvelles constructions et améliorer son offre de services (ressources humaines formées - 21 inspecteurs / 4 femmes - et matérielles). 45 techniciens et ingénieurs départementaux (5 femmes) formés sur l’utilisation des analyses de risques. 3 mesures de RR réalisées, renforcement des capacités techniques de 28 ouvriers (3 femmes) en construction d’ouvrages de qualité - protection de 4 écoles, plus de 800 écoliers, près de 500 familles (3500 personnes) - et la remise en fonction d’un système d’irrigation.
  • Au niveau national, 23 professionnels nationaux (5 femmes) de 10 institutions nationales sont aptes à réaliser des analyses multirisques. Ils/elles ont développé des compétences en analyse des aléas : inondation, séisme, sécheresse et/ou mouvements de terrain. 5 guides d’application pratique pour l’analyse desdits aléas (au total : 4 guides dont 1 par aléa et 1 pour l’analyse participative/ maquette 3D) ont été développés.
  • Le couplage d’activités hard avec des activités soft est une condition sine qua non pour la réussite des actions de gouvernance du risque. Celle-ci requiert une approche de travail multi-miveaux.


Direction/office fédéral responsable DDC
Crédit Aide humanitaire
Partenaire de projet Partenaire contractuel
  • Oevre suisse d’entraide ouvrière


Autres partenaires
Bureau des mines et de l’énergie (BME) ; Coordination Nationale de la Sécurité Alimentaire (CNSA) ; Table thématique et sectorielle GRD
Coordination avec d'autres projets et acteurs

Internes DDC : Programme d’appui à la reconstruction de l’habitat avec formation dans le Sud (PARHAFS) dans le Sud, Programme d’Appui à la Gouvernance Locale et Décentralisation (PAGODE), Programme de Renforcement de la Gestion Locale de l’Eau et de l’Assainissement (REGLEAU), Système de Qualification et d’Accès au Travail (SQUAT) dans le Sud et Sud-est.

Externes DDC : Comités départementaux de gestion des risques et désastres du Sud-Est et du Sud (CDGRD) ; PNUD / programmes de réduction des risques urbains; Comité interministériel pour l’aménagement du territoire (CIAT) ; Partenaires techniques et financiers (PTF) de la RRC (OFDA, DUE + ECHO, AECID, agences onusiennes, Canada, Banque Mondiale).

Budget Phase en cours Budget de la Suisse CHF   2'285'482 Budget suisse déjà attribué CHF   999'144
Phases du projet Phase 2 01.09.2018 - 31.08.2022   (Phase en cours) Phase 1 01.02.2016 - 31.08.2018   (Completed)