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Amélioration du système judiciaire de la République tchèque
Amélioration de la réinsertion économique et sociale des délinquants

La Suisse finance en République tchèque un projet voué à la modernisation du système judiciaire et à la réinsertion économique et sociale des délinquants. Ce projet repose sur l'expérience acquise dans ce domaine par le canton de Zurich.

 

Parmi les mesures envisagées figure l'adoption de programmes spécifiques destinés aux jeunes délinquants, aux chauffards et aux délinquants économiques comme les fraudeurs, par exemple

 

Sous l’ère communiste, la justice n'accordait qu'une attention limitée aux besoins individuels dans l’exécution des peines privatives de liberté. Focalisée sur la répression, elle négligeait totalement la prévention. La transition vers la démocratie et l'économie de marché a eu pour corollaire une augmentation des délits et, partant, du nombre de détenus dans les prisons tchèques. Le projet soutenu par la Suisse vise à remédier à ces problèmes en améliorant l'exécution des peines et le système carcéral tchèque. Il est consacré au développement de la libération conditionnelle, de la réinsertion et de la prévention, notamment pour éviter les récidives. L'idée est de renforcer les capacités des institutions judiciaires pour les inciter à privilégier des formes de sanctions alternatives plutôt que de détenir les délinquants dans un milieu propice à la criminalité et à la récidive.

 

La Suisse finance en République tchèque un projet voué à la modernisation du système judiciaire et à la réinsertion économique et sociale des délinquants. Ce projet repose sur l'expérience acquise dans ce domaine par le canton de ZurichEn République tchèque, le taux de récidive compte parmi les plus élevés d'Europeet est trois fois plus important qu'en Suisse. Le projet vise en outre à favoriser le lancement de programmes de réinsertion sociale pour les délinquants remis en liberté, qui n'ont jusque-là bénéficié d'aucun accompagnement.

 

Parmi les mesures envisagées figure l'adoption de programmes spécifiques destinés aux jeunes délinquants, aux chauffards et aux délinquants économiques comme les fraudeurs, par exemple. Une attention particulière est accordée aux femmes et aux membres de la minorité rom. Les femmes ne représentent que 10% de la population carcérale du pays, mais elles sont confrontées à des problèmes particuliers après leur libération. Quant aux Roms, ils représentent jusqu'à un quart des détenus, alors que leur communauté ne constitue que 3% de la population tchèque.

 

Est notamment prioritaire la lutte contre les facteurs de risque comme le chômage et l'insolvabilité, qui favorisent l'échec et la récidive. Lorsqu'un délinquant retrouve la liberté, il est souvent endetté et éprouve des difficultés considérables à remplir ses engagements.

 

Une relation particulière avec la Suisse

 

Ce projet est le fruit d'une étroite collaboration née au début des années 90 entre l'Office de probation et de médiation de la République tchèque d'une part et les services de probation et d’exécution des peines de l’Office cantonal zurichois de la justice, le service social de Zurich et l'Association pour le développement de la probation en Europe de l’Est (VEBO) d'autre part. Il s'est constitué peu à peu en se nourrissant de l'expérience de spécialistes suisses de la probation et de l'assistance sociale dans le contexte de l'exécution des peines.

 

Est notamment prioritaire la lutte contre les facteurs de risque comme le chômage et l'insolvabilité, qui favorisent l'échec et la récidive

 

Il s'agit néanmoins d'un véritable échange, puisque certains aspects du projet, qui n'ont pas encore pu être appliqués en Suisse, sont testés en République tchèque, si bien que les travaux profitent aux deux parties.

 

Résultats escomptés

 

Le projet poursuit des objectifs de nature diverse: l’augmentation des peines alternatives et des libérations conditionnelles doit permettre de désengorger les prisons, ce qui facilitera leur gestion tout en réduisant les frais de détention assumés par la République tchèque. Les économies ainsi réalisées pourront être investies dans la réinsertion. Une amélioration de la réinsertion sociale s’accompagne d’un recul de la criminalité, ce qui profite à la société tout entière et renforce l’attrait du pays pour les investisseurs et les travailleurs qualifiés.

 

Les programmes de probation et de réinsertion sont primordiaux pour la réintégration sociale de groupes cibles définis avec précision, et ils peuvent contribuer pour une large part à réduire et prévenir les récidives. Par ailleurs, ils permettent de diminuer le nombre de détenus dans nos prisons et de renforcer la prévention en matière de criminalité. Enfin, ils peuvent réduire considérablement les dépenses publiques consacrées aux établissements carcéraux.

 

Ce projet a pour but d’améliorer le travail et l’efficacité du système judiciaire tchèque ainsi que de promouvoir le partenariat entre institutions gouvernementales et non gouvernementales. Il s’agit en outre de renforcer encore les relations partenariales dans ce domaine entre la République tchèque et la Suisse.

 

Je me réjouis de pouvoir participer à ce projet commun.

 

Pavel Štern,
Responsable du service tchèque de probation et de médiation

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Le projet en bref


Thèmes
Modernisation du système judiciaire
Pays
République tchèque
Partenaires
Services de probation et d’exécution des peines du canton de Zurich
VEBO: Association pour le développement de la probation en Europe de l’Est

Contexte
Saturées, les prisons de la République tchèque sont incapables d'assumer leur mission de réinsertion des délinquants.
Les frais de détention ne cessent d'augmenter, le taux de récidive est élevé et la situation sécuritaire se détériore.
Il est urgent de moderniser les systèmes de justice et d’exécution des peines. .
Buts
Promouvoir la liberté conditionnelle et les programmes de réinsertion économique et sociale des délinquants pour faire baisser le taux de récidive élevé.
Alléger le budget de l'Etat.
Accroître la sécurité de la population.
Activités
Activité principale: lancer des programmes de réinsertion et assurer le suivi de leur mise en œuvre
Groupes-cibles
Délinquants condamnés à une peine privative de liberté (conditionnelle ou inconditionnelle
Personnel des établissements pénitentiaires et du ministère de la justice
Victimes d'actes criminels
Public au sens large

Coûts
Budget
1,7 million CHF
Contribution suisse
1,4 million CHF
Mise en œuvre
Office de probation et de médiation de la République tchèque
Durée
2011 - 2016